On aime le terrain. C’est pour ça qu’on fait de la photographie, pour être dehors, au contact du réel. Il y a néanmoins un moment où il faut s’atteler à la post-production. Ce n’est pas toujours facile de s’y mettre, surtout quand on passe déjà ses journées devant un écran pour d’autres raisons. Pourtant, c’est une étape essentielle.
Pour ceux qui ne vivent pas de la photographie, cela peut être encore plus difficile de trouver la motivation. Après une journée de travail, l’idée de s’asseoir devant un ordinateur pour retravailler ses images peut sembler fastidieuse. Cependant, il ne faut pas oublier que c’est là que tout se concrétise. Les œuvres pour lesquelles on a bravé le froid, la chaleur ou la fatigue prennent enfin forme et c’est profondément satisfaisant.
Bien sûr, la vraie satisfaction, pour moi, elle vient surtout du regard des autres. Quand les photographies sont exposées, partagées, et qu’elles trouvent un écho chez ceux qui les découvrent. Avant d’en arriver là, il y a ce travail de l’ombre, indispensable.
Le tri des images
Avant d’aborder la post-production proprement dite, je te renvoie à mes articles sur le stockage et sur l’utilisation du format RAW, qui sont des éléments importants à considérer. Ici, je ne vais énormément m’attarder sur le tri car il dépend vraiment du type de photographie pratiquée et de l’objectif final (rendre une série à un client, vendre ses photos en agence ou en banque d’images, préparer une exposition ou une publication dans un magazine). Chaque contexte impose des critères différents, notamment en termes de format et de narration.
Cependant, quelques principes de base s’appliquent. Le tri doit être fait avec attention et rigueur. Une mauvaise sélection peut gâcher tout le travail réalisé sur le terrain et faire perdre l’essentiel.
Ne pas trier sur l’écran de l’appareil photo ou du téléphone. Le tri se fait une fois les photos exportées, sur un grand écran d’ordinateur. Impossible d’apprécier correctement une image sur un petit écran. C’est une étape qui demande du calme, de la réflexion et du sérieux.
Éviter les doublons et les images similaires. Sauf si le contexte le justifie, il est préférable de ne garder qu’une seule version d’une même scène. En général, on rate bien plus de photos qu’on n’en réussit. Personnellement, j’ai un ratio entre une photo réussie pour dix prises et une réussie pour cent prises. Il faut accepter que chaque déclenchement est une tentative, une expérience, et que l’échec fait partie du processus.
Si une série de photos ne fonctionne pas, il faut en comprendre les raisons. Parfois, c’est une question de culture photographique. Vous pouvez vous référer à mon article sur le sujet pour approfondir ce point.
La retouche et la post-production
Une fois le tri effectué, on passe à la retouche, au développement et à la post-production. Pour ma part, j’utilise Lightroom, un outil qui répond parfaitement à mes besoins et à ceux de la majorité des photographes.
L’interface est simple et intuitive. Lightroom permet de faire à la fois le tri et la retouche. Les curseurs de luminosité, de contraste, de saturation, de température et de teinte sont faciles à utiliser. Pas besoin de se perdre dans des histogrammes compliqués. Tout est conçu pour que les ajustements soient intuitifs.
Il existe tout de même des outils avancés si nécessaire. En plus des réglages de base, Lightroom offre des fonctionnalités plus poussées, comme les masques pour des retouches sélectives. Ces outils sont particulièrement utiles en photographie sous-marine, où les corrections peuvent être plus complexes.
Si tu veux approfondir vos connaissances et adapter Lightroom à vos besoins, n’hésitez pas à me contacter pour des formations personnalisées.
