MARTIN BERTRAND

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Stocker et archiver

Quand on se lance dans la photographie, on pense souvent à l’appareil, aux objectifs, aux lumières, aux accessoires… Cependant, il y a un élément qu’on néglige trop souvent, alors qu’il est décisif. C’est le stockage. Pourtant, dès qu’on commence à shooter en RAW, la question se pose rapidement. Les fichiers s’accumulent, les cartes SD se remplissent, et sans une bonne organisation, on risque de perdre des images irremplaçables.


La carte SD : le premier maillon de la chaîne

La carte SD, c’est le point de départ. Il ne faut pas lésiner sur la qualité. Privilégiez des cartes rapides pour éviter que votre appareil ne soit ralenti par des vitesses d’enregistrement trop lentes. C’est encore plus crucial si vous pratiquez le reportage, la photo de rue ou le sport, où les rafales sont fréquentes. Une carte lente peut vous faire rater le moment décisif.

Ensuite, optez pour une capacité suffisante : 32 Go, c’est un minimum quand on shoote en RAW. Et si vous partez sur le terrain, prévoyez au moins une carte de rechange. 


Vider et formater : une routine indispensable

Une fois le shooting terminé, ne laissez pas vos photos sur la carte. Même si elle n’est pas pleine, videz-la systématiquement. Une carte SD est comme un disque dur. Plus elle est remplie, plus elle risque de buguer ou de ralentir.

Surtout, formatez-la après chaque utilisation. Formater, c’est remettre la carte à zéro, effacer tous les fichiers résiduels qui pourraient causer des problèmes. C’est une étape simple, mais qui évite bien des soucis.


Disque dur externe 

Une fois les photos transférées, il faut les stocker sur un support fiable. Un disque dur externe est la solution la plus courante, mais attention un seul disque, c’est risqué. Si jamais il lâche, vous perdez tout. Ainsi, je vous recommande de doubler vos sauvegardes. Achetez deux disques durs, et stockez vos photos sur les deux. Comme ça, si l’un tombe en panne, l’autre prend le relais. C’est une sécurité minimale, mais indispensable.

Même avec deux disques, il y a un risque (un incendie, un vol, une inondation…) Stockez vos disques dans deux endroits différents. Chez vous et chez un proche, par exemple. Ou au moins dans deux pièces distinctes. L’idée est de limiter les risques de tout perdre en une seule fois.

Vos photographies sont votre œuvre, votre mémoire, et parfois votre gagne-pain. Les perdre, c’est comme perdre une partie de votre vie. Alors mieux vaut prévenir que guérir.


Le cloud 

Si vous voulez aller plus loin, une sauvegarde complémentaire en ligne (cloud ou drive) est l’idéal. C’est ultra-fiable, accessible de partout, et protégé contre les aléas physiques. Cependant, ça coûte cher, surtout quand on a des milliers de RAW à stocker.

Mais si vous en avez les moyens, c’est un investissement qui vaut le coup. Surtout pour les archives non traitées, celles qui pourraient encore vous rapporter de l’argent dans 10 ans.


En résumé

  • Carte SD rapide et spacieuse (32 Go minimum).
  • Vider et formater après chaque utilisation.
  • Deux disques durs externes pour doubler les sauvegardes.
  • Deux lieux de stockage différents pour parer aux imprévus.
  • Le cloud en bonus si le budget le permet.

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